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« Les gens nous en parlent déjà l’été » : à Charleville-Mézières, les soirées brame du cerf sont complètes

Les soirées brame du cerf du parc animalier de Charleville-Mézières affichent complet. Voici pourquoi elles plaisent et comment écouter le rut.

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Des adultes de dos, en vestes sombres, observent un cerf au loin derrière une clôture en bois du parc animalier

Vous rêviez d’une soirée brame au parc animalier de Charleville-Mézières ? Trop tard : toutes les places sont parties avant la première session, lundi 28 septembre. Voici pourquoi l’événement attire autant, ce qui s’y passe et comment profiter du rut autrement, y compris depuis chez vous.

En bref

Le chiffre clé : 376 000, connexions aux directs du brame sur une plateforme publique l’an dernier.

Les soirées brame de Charleville-Mézières étaient complètes avant même la première

Le parc animalier de Charleville-Mézières organise depuis une dizaine d’années des soirées consacrées au brame du cerf. Cet automne, la première session a eu lieu lundi 28 septembre. À cette date, il n’y avait déjà plus une seule place à prendre, et cela depuis plusieurs jours.

Lolita Pilet, responsable du parc, dit que l’attente démarre bien avant l’automne :

Nous sommes complets depuis quelques jours. Les gens nous en parlent déjà l’été, c’est généralement quelque chose de très attendu.

Lolita Pilet, responsable du parc animalier de Charleville-Mézières

L’attente s’explique aussi par le calendrier. Le brame se joue entre septembre et octobre et annonce la saison des amours. Les soirées du parc, elles, s’étalent sur trois semaines seulement. La fenêtre est courte, et les passionnés ardennais de nature le savent.

Une dizaine d’années d’existence, un thème qui parle aux amoureux de nature et des groupes limités : tout cela semble nourrir la demande. Quand la jauge est de 20 personnes par session, la liste se remplit vite.

Le rut tient en trois semaines de cris, de rivalités et une seule journée de fécondité

Selon la responsable du parc, c’est « une période cruciale et très intéressante ». La biche n’est fécondable que 24 heures. Pendant trois semaines, les cerfs ne pensent qu’à deux choses : écarter les rivaux et regrouper les hardes.

La poussée hormonale donne aux cris une puissance qui impressionne. Voilà ce qui rend le brame si marquant : ce n’est pas un simple décor sonore, c’est le bruit d’une compétition qui se joue sur trois semaines.

Pour vous, cela change la façon d’écouter. Un brame se comprend mieux quand on sait ce qu’il raconte : un mâle occupé à défendre sa harde, et une biche qui n’est féconde qu’une journée.

Ce rythme explique aussi pourquoi le moment compte. Les trois semaines du rut concentrent l’essentiel de ce que le public vient chercher : des mâles actifs, des hardes qui se forment et des cris à pleine puissance. Rater cette fenêtre, c’est attendre un an.

Vingt personnes par groupe, une heure d’observation et une heure avec un soigneur

Le format du parc explique une bonne part du succès. Chaque session réunit un groupe de 20 personnes. L’observation dure une heure, à l’extérieur de l’enclos. Elle est suivie d’une heure d’explications avec l’un des soigneurs.

Cette seconde heure n’a rien d’un discours convenu. Les soigneurs décortiquent trois sujets :

Vous repartez donc avec les clés pour comprendre ce que vous avez entendu. Cette dimension pédagogique, associée à un petit effectif, donne à la soirée un côté rare, que les amateurs semblent rechercher.

Il reste des places chez le partenaire du parc, et le brame se suit aussi en direct

La fédération de chasse des Ardennes organise ses propres soirées en partenariat avec le parc. Au moment de la publication des informations, elles disposaient encore de quelques places libres. Le programme tient en trois temps : une présentation du brame, une observation d’une heure et demie dans l’enceinte du parc, puis un repas partagé au siège de la fédération.

Autre piste : l’écran. Les captations du brame diffusées en direct sur une plateforme numérique de l’audiovisuel public ont totalisé 376 000 connexions l’an dernier. Les Français semblent de plus en plus nombreux à s’intéresser au brame, et ce chiffre en témoigne.

Sans place, le rut n’est donc pas perdu pour autant. Il court entre septembre et octobre. Les soirées locales ne sont qu’une façon d’en profiter, aux côtés des formules du partenaire et des directs en ligne, qui touchent un public bien plus large.

Les chiffres du brame de Charleville-Mézières en un coup d’œil

RepèreDonnée
Ancienneté des soiréesUne dizaine d’années
Première session de l’automneLundi 28 septembre
Durée du cycle de soiréesTrois semaines
Taille d’un groupe20 personnes
Observation hors de l’enclosUne heure
Explications avec un soigneurUne heure
Fécondité de la biche24 heures
Connexions aux directs l’an dernier376 000

Retenez surtout le calendrier de la demande : le public s’y intéresse dès l’été. Pour l’an prochain, mieux vaut vous renseigner bien avant la fin septembre.

Gardez aussi en tête le format : 20 personnes, une heure dehors, une heure avec un soigneur. C’est ce cadre, plus que la seule promesse d’entendre un cerf, qui semble faire la différence.

Vos questions

Reste-t-il des places aux soirées brame du parc animalier de Charleville-Mézières ?

Non, les réservations des soirées du parc se sont toutes écoulées avant la première session du 28 septembre. La fédération de chasse des Ardennes, partenaire du parc, proposait en revanche encore quelques places pour ses propres soirées. Il faut vérifier auprès d’elle si elles sont toujours disponibles.

Comment se déroule une soirée brame au parc ?

Les groupes comptent 20 personnes. Une heure d’observation a lieu à l’extérieur de l’enclos, puis un soigneur consacre une heure à expliquer le comportement des animaux, le mécanisme du brame et le cycle de pousse des bois. Les soirées s’étalent sur trois semaines.

Pourquoi les cerfs brament-ils aussi fort en cette saison ?

C’est la saison des amours, entre septembre et octobre. La poussée hormonale rend les cris particulièrement puissants, alors que les cerfs écartent leurs rivaux et regroupent les hardes pendant trois semaines. La biche, elle, n’est fécondable que 24 heures.

Sources : france3-regions.francetvinfo.fr.