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5 points à connaître avant la fin de l'Eurobirdwatch : voir grues, balbuzards et circaètes en Occitanie
Dernier week-end d'Eurobirdwatch en Occitanie : la LPO accueille le public pour voir grues, balbuzards et circaètes. Les 5 points clés avant d'y aller.
Publié le · par la rédaction du Bon Grossissement

Vous avez ce week-end pour profiter du dernier rendez-vous de l'Eurobirdwatch en Occitanie. La LPO accueille le public sur plusieurs sites pour voir filer vers l'Afrique balbuzards pêcheurs et circaètes Jean-le-Blanc, pendant que les grues cendrées prennent le relais jusqu'en décembre. Voici cinq points pour bien choisir votre poste.
En bref
- Le dernier week-end de l'Eurobirdwatch permet de rencontrer la LPO sur plusieurs sites d'Occitanie, du lever au coucher du soleil.
- Le balbuzard pêcheur et le circaète Jean-le-Blanc sont les deux espèces du moment, les grues cendrées passent jusqu'en décembre.
- Au Roc de Conilhac, à Gruissan, un vent du nord fait passer les oiseaux en masse dans un entonnoir.
Le chiffre clé : 3 000, cigognes observées en une seule journée à Gruissan en 2024.
Le manque de nourriture, pas le froid, pousse les oiseaux vers l'Afrique
Premier point à retenir : le froid n'y est pour rien. Entre la fin de l'été et l'automne, les oiseaux européens filent vers l'Afrique parce que la nourriture se raréfie chez nous. Des nuées parfois gigantesques longent le littoral occitan, de façon à ne traverser la mer qu'à Gibraltar.
« Ce n'est pas le froid qui les pousse, c'est le manque de nourriture qui va faire qu'ils vont devoir changer de territoire. »
Valérian Tabard, responsable des programmes régionaux de la LPO, au Midi Libre
Le calendrier varie selon les espèces. Certaines partent très tôt, d'autres plus tard, en fonction de leur régime alimentaire et de la zone d'Afrique où elles hivernent. Le spectacle n'est donc pas concentré sur quelques jours : il court de juillet jusqu'en décembre.
La LPO apporte une précision utile : la majorité des oiseaux migrent la nuit. Vous ne les verrez pas. En revanche, les plus gros oiseaux et les rapaces voyagent aussi en journée, et ce sont eux que vous pouvez espérer voir au-dessus de votre tête.
Balbuzards, circaètes et grues : les silhouettes à guetter
Deuxième point : sachez qui chercher. Hirondelles, cigognes, milans… des dizaines d'espèces migrent vers le sud depuis le mois de juillet. Ce week-end, deux d'entre elles sont à l'honneur : le balbuzard pêcheur et le circaète Jean-le-Blanc.
Les grues cendrées, elles, prolongent la fête jusqu'en décembre. Vous avez donc de la marge si vous ratez ce rendez-vous. Elles crient en volant et dessinent de grands V dans le ciel, ce qui les rend repérables en pleine journée. Autrefois, dans les campagnes, leur passage annonçait l'hiver : elles étaient les dernières à partir.
| Espèce | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|
| Balbuzard pêcheur | Espèce mise en avant ce week-end |
| Circaète Jean-le-Blanc | Espèce mise en avant ce week-end |
| Grue cendrée | Passage jusqu'en décembre, jusqu'à 240 cm d'envergure, cris et grands V |
| Cigogne | Près de 3 000 individus en une journée à Gruissan en 2024 |
Ce dernier chiffre donne l'échelle de ce que le littoral audois peut offrir quand les conditions sont réunies.
Un vent du nord transforme le Roc de Conilhac en entonnoir à oiseaux
Troisième point : regardez la météo avant de partir. Lever les yeux au hasard peut suffire, mais la LPO rappelle que certaines conditions optimisent les observations. L'exemple le plus parlant se trouve au Roc de Conilhac, à Gruissan, dans l'Aude.
Cette petite colline fonctionne comme un entonnoir. Quand le vent du nord souffle, les oiseaux qui veulent éviter la mer comme les Corbières y passent en masse. Vous gagnez alors en nombre et en proximité.
Sans vent du nord, la migration se disperse sur tout le littoral. Elle reste présente, mais elle devient plus diffuse et donc moins facile à observer. Si vous avez le choix entre deux jours, prenez celui où le vent vient du nord.
La LPO vous accueille du lever au coucher du soleil
Quatrième point : vous n'avez pas besoin de vous débrouiller seul. La LPO tient des points d'observation sur plusieurs sites d'Occitanie, avec ses équipes présentes du lever au coucher du soleil, pour accueillir le public. Curieux comme passionnés y sont les bienvenus.
Pour un débutant, c'est l'occasion de faire identifier une silhouette lointaine par quelqu'un qui connaît les lieux. Pour un habitué, c'est la garantie d'être au bon endroit au bon moment.
Valérian Tabard insiste aussi sur un point de fond : ces espèces ne sont ni européennes ni africaines, elles sont les deux. Les protéger uniquement en Afrique ne fonctionne pas, les protéger uniquement en France non plus. Venir observer, c'est aussi s'intéresser à cette responsabilité partagée.
Des arbres à baies pour garder les migrateurs du nord dans votre jardin
Cinquième point : tous les oiseaux ne partent pas en Afrique. Certains se contentent de migrer du nord de l'Europe vers le sud de la France, et passeront donc l'hiver chez nous, parfois dans votre jardin.
Pour ces visiteurs, la LPO recommande de planter des arbres à baies. Cinq essences sont citées :
- le lierre
- le pistachier
- le fusain d'Europe
- l'arbousier
- la vigne vierge
C'est un geste simple qui prolonge l'observation bien au-delà du week-end : vous profitez de la migration depuis votre fenêtre.
Vos questions
Pourquoi les oiseaux migrent-ils vers l'Afrique ?
Ce n'est pas le froid qui les pousse, mais le manque de nourriture. Ils doivent changer de territoire pour continuer à trouver à manger. Les départs s'étalent selon le régime alimentaire de chaque espèce et la zone d'hivernage en Afrique.
Jusqu'à quand peut-on voir passer les grues cendrées ?
Leur ballet se poursuit jusqu'au mois de décembre. Elles crient en volant et forment de grands V, ce qui les rend faciles à repérer en journée. Leur envergure peut atteindre 240 centimètres.
Quand le Roc de Conilhac est-il le plus intéressant ?
Quand le vent du nord souffle. La petite colline de Gruissan forme alors un entonnoir où les oiseaux évitant la mer et les Corbières passent en masse. Sans ce vent, la migration est plus diffuse sur le littoral et moins facile à observer.
Sources : midilibre.fr.

